Lexique

Ce lexique  de la formation IO EMPMO précise les principaux mots-clés qui la caractérisent. Même en première approche, ces repères s’efforcent de donner du sens, pour permettre notamment de choisir et d’avancer en connaissance de cause. Ils visent surtout à rompre avec des idées préconçues ou des visions étriquées qui peuvent faire passer à côté d’opportunités d’apprentissage.

 


  • Approche systémique de l’entreprise, de l’organisation

    Elle revient à considérer l’entreprise ou l’organisation comme étant composée de trois sous-systèmes en interaction : le système opérationnel (ou productif), le système d’information et le système de décision.

  • Entrepreneuriat

    L’assimiler à la création d’entreprise ex nihilo serait très réducteur. L’entrepreneuriat s’attache à la conception et à la saisie d’opportunités d’affaires, dans leur diversité (reprise ou transmission d’entreprise, développement d’activité, projet créateur de valeur au sein d’une organisation) et il intègre tout ce qui peut les favoriser (l’esprit d’entreprendre, la formation, l’accompagnement entrepreneurial notamment). L’entrepreneuriat concerne les porteurs de projets comme ceux qui les soutiennent et les aident dans leur démarche, à différents niveaux, ainsi que les dispositifs qu’ils mobilisent à cette fin. Il s’attache autant à des enjeux de faisabilité et de viabilité qu’à des questions d’émergence et de structuration organisationnelles aptes à soutenir le cheminement du projet d’entreprendre au projet d’entreprise et de sa concrétisation à sa stabilisation.

  • Ingénierie

    La notion d’ingénierie renvoie explicitement à des activités coordonnées de conception, réalisation, mise en œuvre et évaluation de dispositifs pour optimiser l’investissement qu’ils constituent ou assurer les conditions de leur viabilité. Elle intègre tous les travaux d’étude (donc de maîtrise des informations associées) qui participent à ce processus de rationalisation : étude d’opportunité et de faisabilité, diagnostic des besoins, analyse des conditions de mise en œuvre ou de réussite du dispositif, étude prévisionnelle de ses effets et de ses impacts [Le Boterf, 1985].

    L’ingénierie des organisations est susceptible de s’appliquer à tout niveau organisationnel, pouvant concerner une diversité de macro ou micro dispositifs : solutions de gestion, globales ou spécifiques, destinées à résoudre des problèmes de gestion (problèmes liés à l’intégration et à la transversalité). Ces solutions doivent être capables d’intégrer les aspects technologiques, organisationnels, informationnels et humains.

    L’ingénierie des projets de développement* présente, potentiellement, la même variété.

  • IUP

    Institut Universitaire Professionnalisé. Créée en 1992 dans le prolongement de travaux sur la professionnalisation de l’université, cette filière était destinée à apporter une formation à caractère technologique et professionnel. Son déploiement devait respecter un cahier des charges rigoureux spécifiant les conditions de professionnalisation (tant en matière de contenu de la formation que de dispositif de pilotage). A l’origine, cette filière sur trois ans recrutait à Bac. + 1, chaque année validée donnant lieu à un diplôme (DEUG, Licence, Maîtrise de type IUP). L’harmonisation européenne a marqué la fin des IUP en tant que tels. Réintégrées dans le système LMD, ces filières de formation recrutent aujourd’hui à Bac. + 2, conduisant en un an à la licence puis en deux ans au master professionnel. En ayant préservé leurs exigences de qualité en termes de professionnalisation, ces cursus restent des alternatives solides aux cursus d’écoles d’enseignement supérieur technique (écoles d’ingénieur ou écoles de commerce). Telle était la motivation à l’origine de leur création.

  • Management

    Un tout intégré qui combine la définition des objectifs et le choix d’une organisation, le pilotage de l’organisation, le contrôle des résultats et la régulation de l’organisation. Dans cette perspective, le management du système opérationnel, le management du système d’information et le management du système de décision constituent ses trois registres indissociables. L’orchestration de ces différents éléments interdépendants avec les facteurs humains et organisationnels qui les portent et les animent justifie de parler d’une approche globale du management.

  • Mode projet

    Le mode projet est devenu une forme majeure d’organisation et de pilotage des activités productives (organisation par projet, management de projet, management par projet), dans tout secteur d’activité. Il est au cœur du dispositif de la formation IO EMPMO non seulement pour préparer les étudiants à cette réalité du monde du travail mais aussi, dans une perspective de conception et d’optimisation des dispositifs organisationnels, pour les doter des démarches, méthodes et outils de l’ingénierie de projet.

  • Pilotage des organisations

    Le pilotage est entendu comme une démarche de management qui relie en permanence stratégie et action opérationnelle en se plaçant dans le cadre d'une structure d'organisation et en s'appuyant sur un ensemble de systèmes et de pratiques [Lorino, 2002]. Le pilotage repose sur les informations fournies par le système d'information qui joue un rôle majeur en matière d’intégration et de gestion des flux (ERP, MES, SCM, CRM, …).

  • PMO

    Petites et Moyennes Organisations. La référence stricte à l’entreprise (avec les PME) ou l’industrie (avec les PMI) exclut d’autres acteurs des milieux socio-économiques (associations, administrations, ONG, collectivités territoriales, etc.). La petite et moyenne organisation désigne toute entité conçue pour porter une action collective, ne relevant ni des ETI (entreprises de taille intermédiaire) ni des grandes entreprises, comme elle doit aussi intégrer les « toutes petites » (TPE) qui peuvent être l’étape première vers un plus grand format. Dans leur variété, ces PMO sont, comme les autres, confrontées à des préoccupations de gestion ou de pilotage.

  • Projets de développement

    A appréhender extensivement, dans leur diversité potentielle, ils visent autant à développer l’activité ou le travail de l’organisation (ce qu’elle fait) qu’à accroître sa capacité d’action sur elle-même (ce qu’elle est) ; ils s’inscrivent autant dans une logique de conception et de création ex nihilo que dans une perspective de correction ou d’amélioration de l’existant ; ils peuvent aussi rester circonscrits aux limites de l’organisation dans une logique d’optimisation ou d’amélioration interne ou se jouer au dehors, dans une perspective d’évolution externe modifiant les frontières initiales ; ils peuvent enfin s’appliquer à une diversité de cas de figure, entre micro et macro systèmes d’action ou dispositifs visant, d’une manière ou d’une autre, le développement.

  • Transversalité (de l’organisation, de l’entreprise)

    Elle est appréhendée au travers des modes de gestion et d’organisation tels que la gestion de projet (et notamment le projet de création d'entreprise), l’ingénierie simultanée, les équipes pluridisciplinaires (de type task force, groupes de pilotage)… et peut dépasser les frontières de l'entreprise (dans le cas de l’entreprise en réseau).